C'est l'endroit idéal pour entendre un petit piano et quelques notes perdues
Un endroit parmi tant d'autres
Cachant un secret de.... Schizophrène ?
ANACHRONISME &
DECADENCE
Imaginaires ?
Parmi des milliers d'aveux
Des complaintes aliénées par la distance
Deux mots, deux idées qui se rejoignent sur ce piano effleuré par ce Maître et ses enfants
Une fois n'étant que rarement coutume le chapelier ne se découvrira pas, non pas par manque de politesse mais d'avantage pour le respect du mythe et de l'imaginaire.
Sa horde de joyeux drilles suivra avec ardeur et assiduité jusqu'au bout, dérogeant à la règle de bienséance et parfois à celle du tabou qui les lient au silence.
Cependant ils sauront se tenir et envoûter quiconque lira leurs quelques lignes, leurs pensées et qui sait leurs âmes qu'ils savent si bien déployer au su de tous.
Un chapelier qui n'a de fou que son image, un mystère édulcoré ne sachant jamais faire silence, un prince qui ne sait distinguer présent et passé... Quelques pantins dociles et souriants mimant des aspects de leurs très chers Maître.
Il était une fois, dans un pays si grand et merveilleux, un prince qui restait ignorant de bien des choses. Cependant il n'ignorait absolument pas le plaisir.
Tant celui de recevoir que celui de donner.
Un jour il leva la tête au ciel et leva les bras, ses mains effleurèrent une petite pièce de tissus rouge. Saisissant du bout des doigts l'amalgame de tissus il l'arracha du plafond où il était accroché. Une chaussette.
Ravi le jeune prince aux cheveux d'ébène souria, cajolant le morceau d'un rouge écarlate. Cette petite chaussette, entre ses mains, le rendait incroyablement heureux.
Il rentra au chateau avec sa chaussette dans les mains, sa mère, la reine, lui demanda d'où venait ce vêtement. Le prince, sourire vissé sur son visage angélique, expliqua qu'il l'avait faite tomber d'un plafond.
La belle reine lui expliqua alors à quoi servait ces chaussettes accrochées au plafond. Comprenant parfaitement les raisons il aquiesça et retourna peu de temps après en ville pour trouver d'autres chaussettes.
"C'est donc un porte bonheur, celui qui le décroche recevra donc beaucoup d'amour !"
Balbutiant avec joie il traversait une nouvelle rue et arriva sous un arbre. Stupéfait il se rendait compte qu'il y avait aussi des chaussettes ici.
Se demandant bien pourquoi, après tout un arbre n'a pas besoin d'amour ! Sautillant le plus haut possible le jeune prince essayait de faire tomber une autre chaussette mais il n'y parvenait pas.
Abandonnant il se consola en se disant que dans d'autres maisons il trouverait des chaussettes suspendues au plafond !
Séchant ses larmes il entra dans une maison vide et ôta toutes les chaussettes clouées au plafond.
Plusieurs mois passèrent et il enlevait chaque jours de nouvelles chaussettes au plafond... Puis finalement il se demandait s'il ne pouvait pas en accrocher une à son tour.
Prenant une de ses longues jambières il alla en ville et, par tout les moyens chercha un endroit assez facile d'accès pour lui. Il était bien petit mais n'arrivait pas à accrocher une seule chaussette. Les décrocher était plus simple pensa-t'il.
Alors, gentiment, il demanda à un habitant s'il pouvait l'aider à l'installer sur ce plafond. Le monsieur refusa lui expliquant qu'il n'avait pas à aider quelqu'un qui volait le bonheur des autres.
Ce jour là il comprit qu'il ne fallait jamais se mettre à dos les gens qui, un jour, pourrait lui rendre service...
Publié par Mad Hatter à 17:33:49 dans Conceived Sorrow [Elvanthyel's pray] | Commentaires (0) | Permaliens
La rares moments où la pensée est suffisament claire conçise sont également les moments les plus troubles de la vie. Est-ce une coïncidence ? Je n'y crois pas plus que ça. Il n'empêche que c'est dans ces instants là qu'on mesure l'imoralité de l'être que l'on peut être. Dans ce cas là que je prend conscience de ce que je peux faire de façon totalement consciente et instinctive. Est-ce "ça" ?
Pas une excuse ni même un mea culpa pour me sentir plus légère, vivre avec ou sans ne changera rien aux choses. J'ai pris ma décision, les choses n'en seront pas meilleure dans ma vie mais j'aurais au moins sû prendre une décision "importante". Un pas de plus dans une éventuelle fuite en avant.
Ce que je regrette c'est qu'elle concerne un si petit cercle, ça n'était qu'entre deux gens ni plus, ni moins. Le moins concernant éventuellement le bonheur. J'aurais préféré en donner d'avantage (mais la décision n'en aurait été que plus dure) et en recevoir moins... Le seul ennuis c'est que ça ne marche jamais comme l'on souhaite que cela marche. Il faut faire avec pour le pire, le meilleur étant après le pire voire, jamais.
Une fuite en avant, il m'a juste suffit de parler, éventuellement de recentrer et faire du nombrilisme aigüe. C'est sûrement la meilleure chose à faire dans ces cas là, ne se soucier de rien et faire ce que bon nous semble en attendant il y a des impératifs que l'ont ne peut pas toujours éviter. Les repousser est cependant possible mais à déconseiller même aux plus masochistes.
Après, on grandira tous, moi la première, et ça ne nous passera pas forcément au dessus mais on encaissera mieux et les autres ignoreront plus facilement les évidences. Ca éviterait à tout le monde la prise de tête générale et l'élevage de mules intempestifs au beau milieu d'un ménage à 3...
(Me souvenir que du foin ça ne fait pas partir le mal, ça le rend allérgique, c'est tout.)
Publié par Mad Hatter à 00:31:11 dans Chronicles | Commentaires (0) | Permaliens
Sourit, il se regarde dans le miroir et observe ses moindres faits et gestes. Étrangement il ne juge pas...
Cours petit enfant, vas-y sauteq dans ce pré et roules-toi dans les herbes hautes.
Sais-tu qu'il y a des enfants, comme toi, qui aiment jouer à se faire mal ?
Cours dans ces hautes herbes et trouves un jouet à ta convenance...
Ce jeu lui paraît naturel, il se contente à peine de tourner la tête vers cet enfant au large sourire. Un soupir...
Cela ne te paraît pas étonnant ce calme ici ?
Continues de sourire et regardes moi droit dans les yeux, ce jeu te plaît ?
Prends ce jouet et joues avec...
Un frisson parcoure son dos, ses mains et son corps tandis qu'une lourde faiblesse lui paralyse les jambes. Il tourne le dos à la scène...
Mais bien-sûr, blesses-toi et ignores donc totalement les autres.
N'oublies cependant pas de sourire.
Vas-y, fuis, ris, joues, mais il y a une règle, tu dois toujours jouer seul !
Sa main gauche se crispe, il gémit dans le silence et son sanglot s'étouffe. Il brise d'un poing ferme le miroir qui ne reflète plus que ses yeux vides...
Couteau dans la main mens aux autres.a
Fais-comme s'ils n'existaient pas et sois hypocrite, souris leur.
Si tu as peur tu peux toujours quitter ce jeu en coupant court à ta vie.
Restes insensible aux réactions des autres, cela leurs évitera bien des complications mon enfant. D'autant plus quand cela devient une question de chasse gardée mentale. Nous n'avons pas tous le luxe d'avoir des gens à porté de main cependant nous pouvons toujours nous permettre de nous offrir les services d'un garde-fou imaginaire.
Tout au plus la seule chose qui puisse nous aider à rester conscient reste encore celle qui nous enfoncent... Ne sois pas aussi béat, ça ne te paraissait pas évident ?
Bien évidemment, comme ce gamin naïf avec cette arme en main, nous courrons tous avec une obsession en tête. Certains visent un idéal social d'autres visent simplement le bonheur matériel. Et ceux qui sont sans ressources ? Ceux qui ignorent les autres et restent insensible à leurs gestes, que deviennent-ils ?
Eux, ils se contentent de stagner du mieux qu'ils le peuvent. Grandir ne les intéressent pas puisque cela ajouterait trop de problèmes et mourir les effraye, ils ont le goût de l'ennuis en bouche et c'est beaucoup plus savoureux que le néant.
Après tout, certains s'agitent comme des flambeaux en plein vent et d'autres se contentent de tarrir leurs flammes pour ne pas attirer les autres et garder pour eux leurs problèmes.
Cet enfant va finir comme cela, il cachera aux autres qu'il a rêvé de s'en sortir mais la seule chose qui se soit approchée de lui tenait plus de l'abandon que de l'amélioration.
Quelqu'un lui tendra la main, le forcera à s'ouvrir... La seule chose qui changera ça sera la sensation de vide qui ne fera que s'accroître et cet homme devant ce miroir brisé prendra de plus en plus d'importances puisqu'il gardera précieusement les dernières pensées agréables.
Ne pleurs pas, ne te sens pas coupable, tout au pire contentes-toi de faire comme moi et être hypocrite. Être sincère ne poussera rien de bon, si l'être te paraît nécessaire fais-le loin de moi. Ca m'éviterais d'être malade et de faire sombrer dans la folie le malade que j'ai en tête.
Publié par Mad Hatter à 15:37:27 dans Conceived Sorrow [Elvanthyel's pray] | Commentaires (0) | Permaliens
L'orage s'installe, la pluie défigure le son de l'extérieur.... La plume défile et leurs sourires se figent dans un élan de complaisance marqué. Ils se plient à une volonté qui n'est pas la leur, une idée qui ne leur appartient pas. Masqués derrière cet instinct de force ils baissent leurs visages absents, sourires disparus au profit de celui qui les efface, de celui qui les couvre.
Ils soupirent, il élargit son sourire, liés par le sang ou l'infortune ils font de leurs douleurs une habile arme où se mêlent désir de puissance et crainte de celui qui les gouverne en despote.
Je suis le seul dans cette pièce à être découvert, à tel point que la décence n'existe plus. Derrière leurs masques j’entends des rires vrais d'autres de façades... Cette complaisance revient, elle reste là et fausse les idées. Certains s'amusent de mon malheur et d'autres en sont écœurés ne souhaitant que la fin de ce vice sans nom.
Moi-même je me plie à cette mascarade des plus douteuses, assis je regarde le maître de la salle, il dirige froidement le bal et autour s'entassent les masques blancs, lisses et aseptisés.
Le tonnerre frappe à nouveau, les éclats de rires diminuent laissant place à un cri d'horreur viscérale et sincère...
Pourquoi est-ce si dur de vouloir se souvenir ? Pourquoi vouloir se souvenir pour souffrir ?
La pluie bat à nouveau les vitres de ma prison, je lève les yeux et sens à peine mes mains, mon corps se dérobe et s’affaiblit rendant à mon « maître » ce sentiment de possession qu’il avait. J’ai honte de cela, de ce passé si amorphe et pourtant tissé minutieusement par celui qui aura décousu mon avenir. Tracé par la main d’un éventuel Dieu… Il m’aura laissé suivre ce chemin couvert d’épines et de roses empoisonnées.
Je ne sais pas vers qui me retourner pour hurler ma haine et ma douleur, et encore si je le peux… La peur guide encore mes actes et la honte préfère me laisser taire plutôt de que de ressasser ce qui m’a tant blessé.
Publié par Mad Hatter à 15:48:55 dans Conceived Sorrow [Elvanthyel's pray] | Commentaires (0) | Permaliens
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